Montpellier a accueilli le 66ème Congrès de la FNSEA du 27 au 29 mars
dernier
Ce congrès « à la touche méditerranéenne »
a permis à 850 responsables professionnels et congressistes d’échanger et de s’exprimer
librement sur leurs problématiques agricoles départementales et régionales. Au
programme : la compétitivité et performance des exploitations, la contractualisation,
la gestion du foncier, les risques sanitaires, les risques économiques, les risques
climatiques, la fiscalité, et en toile de fond l’environnement et la PAC.
Bruno GAUSSON, président de la FRSEA Limousin, est intervenu pour
le Massif Central.
Quelques extraits de son discours :
« Les mots « changements climatiques » sont sur toutes les lèvres
: il faut s’y adapter. Ils se traduisent par la sécheresse, merci aux
départements qui nous ont aidés, la
FNSEA et JA qui ont permis une mobilisation nationale. »
« 3 points essentiels : maintien du fonds des calamités,
développement des cultures fourragères et meilleure gestion de l’eau. »
« Définition des prairies temporaires : la requalification des PT
5 en prairies permanentes a sclérosé notre région : nous ne devons plus être la
bonne conscience écologique de la
France ! «
« Nous réclamons notre triple A : Arroser, Aménager les zones
humides, Abreuver. »
La PAC
Ce congrès a également été ponctué par deux moments forts : l’intervention
du commissaire européen à l’agriculture, Monsieur Dacian CIOLOS, sur la PAC et le grand
oral de 7 candidats à l’élection présidentielle.
Quelques extraits de l’intervention de Dacian CIOLOS :
« J'ai pris l'engagement de suivre la réforme de la PAC sous l'angle de la
simplification. »
« La
Commission européenne propose de maintenir le budget de la PAC. Mais ce n'est
qu'une proposition. […] mais la
Commission ne décide pas seule. Les États membres et le
Parlement européen doivent – au moins – confirmer cette orientation. »
« L'agriculture, c'est l'alimentation, c'est la production. […]
La production, c'est la priorité. Mais l'agriculture a aussi une responsabilité
environnementale et une responsabilité économique pour le développement des
territoires. »
« Il n'y a pas de production agricole sans agriculteurs, il n'y
a pas de territoires ruraux viables sans agriculteurs ! »
« Nous n'avons pas d'outils conçus pour faire face aux crises
d'aujourd'hui. Aujourd'hui, il est grand temps de répondre à cette question
essentielle : Comment anticiper, agir, vous donner, à vous, les agriculteurs,
les moyens de faire face aux crises climatiques, aux crises sanitaires, aux
crises économiques ? »
« Avec la nouvelle PAC, nous allons prendre en compte l'ensemble
de l'exploitation dans sa dimension productive de biens alimentaires, mais
également dans sa dimension productive de biens publics. Cela mettra fin à des
dérives inutiles générées par le système lui-même. »
« Comme je le disais, ces 7 % d'infrastructures écologiques sur
les fermes, ce n'est pas de la jachère, ce n'est pas de la production en moins.
Au contraire, c'est l'assurance de continuer à produire plus dans 10 ans, 50
ans. »
« Plutôt que ce débat, j'en suis convaincu, la vraie réponse face
au défi de la sécurité alimentaire, c'est la compétitivité. C'est donner la
capacité au secteur agricole de garder la valeur ajoutée qu'il génère et de ne
pas la voir s'échapper. »
Les élections chambres
A l'approche de l'échéance électorale de début 2013, la campagne pour les élections chambres a été largement évoquée au cours de ce congrès par le réseau FNSEA-JA et notamment par Dominique BARRAU, secrétaire général de la FNSEA.
"Pour que les gouvernements à venir, les parlementaires, l'administration, nos partenaires de l'aval et de l'amont continuent à entendre la noix des agriculteurs, la FNSEA doit rester majoritaires ! Et nous sommes tous responsables de ce score : les élections aux chambres d’agriculture se gagnent dans les départements, je dirais même, elles se gagnent dans les fermes. "
La délégation bourbonnaise emmenée par Emmanuel FERRAND